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Soutenance de thèse de Monsieur Cédric Libert

Actualités

Soutenance de thèse de Monsieur Cédric Libert

Soutenance de thèse de Monsieur Cédric Libert
Brève
le vendredi 19 mars 2021, 14h00 - 19h00

Le LéaV, laboratoire de recherche de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Versailles et l'Ecole doctorale Sciences sociales et Humanités ont le plaisir de vous faire part de la soutenance de Monsieur Cédric Libert autorisé à présenter ses travaux le vendredi 19 mars à 14h, en vue de l'obtention du Doctorat en architecture, aménagement de l'Université Paris-Saclay, préparé à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Versailles :

« HORIZONS ECLECTIQUES Archétypes et Figures Contemporaines »


Jury :

  • M. Philippe POTIEUniversité Paris-Saclay GS Humanités et Sciences du Patrimoine, Directeur de thèse,
  • Mme Léa-Catherine SZACKA, Université de Manchester, Rapporteure,
  • M. Dieter DIETZ, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, Examinateur,
  • Mme Béatrice LAMPARIELLO, Université Catholique de Louvain, LOCI Bruxelles, Rapporteure,
  • M. Paolo AMALDI, Université Paris-Saclay GS Humanités et Sciences du Patrimoine, Examinateur
  • M. Aurélien BELLANGER, invité.

 

Résumé :

La description des villes et des paysages qui constituent notre environnement a vu ces dernières décennies de nombreux registres explorés pour pouvoir rendre compte de leur diversité. Littératures et iconographies ont été convoquées, afin d’en écrire les multiples facettes. Comment dès lors continuer à penser la question de l’environnement bâti dans sa globalité tant il semble constitué d’une foison de réalités, toutes également porteuses d’un projet dont la pertinence est souvent enthousiasmante ? Comment décrire la réalité d’un seul monde à la lecture de ses multiples existences ? Par des recherches historiques, des élucubrations théoriques et des rêveries esthétiques, il s’agit d’interroger plusieurs disciplines artistiques, dans la perspective de décrypter les différents récits qu’elles recouvrent : à l’échelle de la peinture (une surface), de l’action (une série de gestes éphémères), de l’architecture (un édifice) ou du territoire (une culture). L’hypothèse se base sur un diagnostique : le monde est plus complexe et mouvant qu’il n’y parait ; les récits actuels sont inopérants puisque figés dans des conceptions simplistes, dogmatiques, unitaires ou statiques ; comment dès lors procéder pour tenter d’y voir un peu plus clair et se peut-il que la multiplication de toutes ces singularités construise malgré tout une unité ? La méthodologie utilisée pour le développement de la thèse articule alors quatre idées. Indépendantes et néanmoins entrelacées, elles constituent des figures et sont des balises pour un cheminement de la pensée : l’autonomie, le deuil, l’éclectisme et le curating. Globalement, la thèse suggère l’existence d’un monde effectivement unique, mais empreint de multiples récits et constitué de nombreuses strates imbriquées les unes dans les autres, rendant sa lecture extrêmement confuse. La démarche propose de répondre à cette contradiction apparente par le biais de l’éclectisme. Mais il est nécessaire de procéder à une dissection préalable : l’analyse de divers éléments constituant discipline et envisagés sous l’angle de leur propre autonomie. La thèse s’intéresse ainsi aux manifestations récurrentes d’une série d’archétypes à travers le temps. Se posent alors des questions de rupture et de continuité, de variables et d’invariants, d’invention ou d’interprétation. Les apparitions régulières de ces réminiscences engagent la notion de persistance. source historique dont les multiples itérations constituent un corpus référentiel relatif : presque pareil mais toujours différent, au gré des actualisations. Considérant qu’il s’agit bien de se débarrasser du déterminisme linéaire du projet moderne et de la léthargie circulaire du projet post-moderne, la figure du deuil est également invoquée. Avec un objectif : tenter de raviver la question du temps long et nous inscrire dans une conception élargie du monde. Le troisième chapitre envisage donc la possibilité que l’ancienne idée d’éclectisme n’a pas tout-à-fait disparu et a sans doute nouvelle allure. Son existence discrète en marge des pensées dominantes lui a permis d’endosser plusieurs costumes au fil du temps ; apparats d’une grande retenue, mais toujours agrémentés d’un soupçon d’excentricité. L’éclectisme avait fait son apparition au siècle des Lumières — le tome cinq de l’Encyclopédie lui consacre une entrée en 1751. Historiquement, cette pensée sera rapidement écartée au profit d’une doctrine moderne plus catégorique : celle du classement par type suivi de l’accomplissement d’une synthèse. Le quatrième chapitre constitue un cas d’étude : le curating ou l’art de faire des expositions, comme le disait Harald Szeemann. Réunir, assembler, composer, opposer quantités d’éléments disparates — pluralités d’auteurs, d’autrices, de sources, d’artefacts, de mots, de pensées, d’attitudes : la thèse se penche sur la question du langage propre aux expositions pour mesure leur capacité à produire de nouveaux récits témoins de la complexité ontologique du monde.


 

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