Chantal Callais, préface de François Loyer
le lundi 30 août 2010
ouvrage
La Crèche, Geste éditions, 2010, 502p.

 

Ouvrage tiré d'une thèse soutenue à l'énsa-V en janvier 2009, Geste éditions. 

Lu par Manolita Fréret-Filippi (note de lecture extraite de fabricA, 4, 2010, p. 174-177)

Pari audacieux que cet épais volume consacré à la monographie de Pierre-Théophile Segretain, architecte des Deux-Sèvres dans la première moitié du XIXème siècle. Issu de la thèse que Chantal Callais*, architecte et historienne de l'architecture, a soutenue en janvier 2009, l'ouvrage se propose d'aborder le parcours professionnel et institutionnel d'un architecte départemental.

Comme l'historiographie récente l'a démontré à travers de nombreux travaux de recherche, l'approche monographique ne se réduit pas à la seule dimension biographique de l'individu, encore moins à l'enfermement dans une histoire locale. Cette monographie a le grand mérite de montrer qu'un architecte départemental, tel que Segretain, n'est ni un médiocre local, ni un génie de l’art avec un grand « A ». L'étude s'appuie sur des éléments de comparaison et d'indicateurs qui replacent Segretain au sein d'un groupe socio-professionnel, avec ses similitudes et ses variantes, évitant ainsi la double illusion biographique de l’isolement de l’individu et du particularisme local. C'est pourquoi l'auteure a aussi pris le parti courageux, mais nécessaire, de dissocier l'homme de son œuvre et d'analyser la production architecturale de Segretain, dans la seule mesure où elle vient éclairer « les postures intellectuelles » et les « modes de projet » de l'architecte « dans le contexte de ses fonctions officielles ».

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