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Patrimoines et territoires

Axes de recherche 2014-2019

Patrimoines et territoires

 

 

Les enjeux culturels et patrimoniaux des sociétés, et leur inscription dans l’espace construit, constituent aujourd’hui un champ de recherches interdisciplinaires en forte émergence, qui se structure au plan national, européen et international. Ces thématiques sont fortement représentées, depuis de longues années, au sein du LéaV. Si les processus d’interprétation et de négociation contribuent à façonner la matière même des objets qui nous entourent (M. Akrich, 1992), eux-mêmes sont toujours tributaires des formes matérielles héritées. L’exploration scientifique du patrimoine architectural et urbain bâti, et des objets environnementaux et paysagers construits, nécessite alors de mobiliser différentes approches – historique, herméneutique, analytique – par l’analyse croisée et interdisciplinaire de leur conception, de leur construction et de leurs matériaux (Historiographie architecturale et urbaine, histoire des idées et des systèmes constructifs, analyse spatiale, expertise technique, archéologie du bâti, travaux de physique sur les composants matériaux, etc.), en orientant la réflexion sur les questions de fabrication, de recyclage et de destruction. Cette connaissance et ces travaux ont vocation à nourrir la compréhension des territoires contemporains et posent des questions nouvelles en matière d’aménagement. Ils ont aussi pour objectif de mieux comprendre comment s’élaborent les idées nouvelles, sur quelle base de connaissance et de milieu social, et comment elles irriguent les territoires dans les pratiques culturelles et industrielles. 

 D’autre part, l’actualité et l’urgence de la question environnementale au sens large ont placé la régénération et le recyclage des bâtiments et des substances urbaines existants au cœur des débats de société. Pour les architectes, ces questions constituent un véritable défi. En effet, elles appellent à sortir d’une manière de penser qui reste moderne, pour développer de l’innovation, en prise avec les mutations des modes de vie urbains, non pas à partir de la démolition ou de la table rase, mais des topologies spatiales et des structures bâties qui sont là. Elles font envisager l’acte de bâtir dans un processus où tous les éléments d’un bâtiment, d’un morceau de ville ou de paysage constitué, dont l’usage est obsolète, sont porteurs de valeur et de potentialité, et sont susceptibles d’être réintégrés dans une fabrication, avec une fonction nouvelle. L’extension et la complexité de la notion, ou de la valeur patrimoniale, attachées au « réemploi » (des structures existantes, des matériaux, des outils et des gestes même d’anciennes pratiques, etc.), et son incidence dans la démarche de conception, renvoient nécessairement à des domaines d’expertise croisées qui relèvent autant des SHS que des sciences exactes. la Fondation des sciences du patrimoine constitue un point d’appui pour les interactions et les collaborations nécessaires entre sciences humaines et sociales, sciences de la conception et sciences dures, autour de la thématique des « objets matériels » patrimoniaux (ou « hérités »), pris comme objets-frontières (P. Trompette et D. Vinck, 2009).

 

  • Patrimoine architectural en devenir.

Le programme collectif de recherche pluriannuel en partenariat avec Poste Immo (C. Bruant, dir., M. Fréret-Filippi, A. Markovics, N. Simonnot), concernant les hôtels des postes de l’agglomération parisienne, se poursuivra dans les années à venir. Le grand nombre et le statut de ces équipements publics, et leur perception par les habitants, leur dissémination raisonnée dans l’espace, en font des éléments importants de connaissance des territoires du Grand Paris, dans leur évolution. En effet, on a souvent limité les investigations et les analyses sur l’organisation de l’espace, sans se pencher sur l’intentionnalité des acteurs. Celle-ci confère une toute autre dimension à la première observation. Si un équipement est localisé précisément à tel endroit, ce n’est pas forcément en relation avec une loi d’organisation spatiale, mais tout simplement parce qu’un acteur politique, ou un groupe d’acteurs, l’a souhaité. Il faut être capable de comprendre les jeux spatialisés des acteurs pour comprendre les processus qui guident l’évolution des territoires. Ainsi, tel ou tel service attractif attirera des activités, des populations, et donc de nouveaux services. Ils confèrent à l’espace une organisation, qui devient, à certains moments, « organisante » (Brunet, 1980). La longue histoire, l’échelle et la complexité des territoires de l’agglomération parisienne en font un remarquable objet d’analyse. Cette recherche se situe à l’articulation de ces deux objectifs : la construction d’une connaissance fine de ces bâtiments, et partant, la constitution d’une culture « patrimoniale » d’entreprise ; une meilleure compréhension des territoires, dans leurs évolutions les plus contemporaines. Ce thème est également relié à la question du développement des territoires. Parmi les résultats visés : outre plusieurs ouvrages, une exposition est prévue au Musée des monuments français. Une bourse Cifre doit être mise en place. Enfin, des études particulières concernant le devenir du patrimoine architectural délaissé par le service postal sont envisagées. 

 

  • Grands ensembles de logements : études architecturales et stratégies d’intervention.

Sujets de plusieurs études localisées en France, la réflexion et l’expertise sur l’avenir des grands ensembles de logements valorisent désormais une approche comparée, internationale, notamment au travers de partenariats suisses et italiens. Elles auront des retombées immédiates en termes de recherches et de formation relatives à l’aménagement urbain, à l’identification de ce patrimoine architectural et urbain de l’après-guerre, et aux techniques et méthodes de sauvegarde et d’adaptation de ces grands ensembles de logements aux attendus contemporains en termes d’usage, de modes de vie et de développement durable.

 

  • Innovation programmatique et architecturale.

Un ensemble de projets de colloques et de journées d’études sont envisagés, avec le soutien de la Fondation des sciences du patrimoine, pour revisiter, d’une manière pluridisciplinaire, les programmes d’équipements prestigieux des années de la Croissance, destinés à ouvrir la culture au grand public, tout en dynamisant l’attractivité touristique des villes. Le premier concerne Les lieux de conservation (1959-2014) : Archives, bibliothèques, musées. Quel patrimoine pour quels enjeux aujourd'hui? Ce projet de journées d’études, porté par le LéaV (N. Simonnot) a été sélectionné par la Fondation des sciences du patrimoine, à la suite de l’appel à projets 2013bis.Partenaires: Pierre Chastang, Professeur des Universités, histoire médiévale, ESR (UVSQ), Anne-Solène Rolland, Conseillère auprès du président-directeur du Musée du Louvre, Jean-Claude Yon, Professeur des Universités, histoire contemporaine, CHCSC (UVSQ), Rosine Lheureux, Chargée de mission pour les partenariats scientifiques, Archives Nationales, Olivier Jacquot, coordinateur de la recherche, Bibliothèque nationale de France, et Christine Martinez, Directrice des Archives départementales des Yvelines.

 

  • Transferts culturels et techniques dans le domaine du paysage.

Un ensemble de projets seront conduits, de manière convergente, sous le thème des transferts culturels, interdisciplinaires et internationaux, dans le domaine du paysage. Ceux-ci comprennent l’étude du jardin régulier français comme typologie spatiale ouverte, dont le sens et les formes ne cessent d’évoluer, du XVIe siècle à nos jours, selon les lieux et les époques, les régimes politiques et les contextes culturels, à travers appropriations, altérations et mutations, incluant des contresens créatifs, et impliquant aussi des rétro-transferts. Cette étude mettra un accent particulier sur deux aires culturelles concurrentes durant le XXe siècle : le continent nord-américain et l’Union soviétique. Parmi les résultats visés et en cours de discussion : un livre sous contrat, une exposition (G. Farhat, P. Bouchenot et F. Bellat), en partenariat avec le palais de Peterhof à Saint-Pétersbourg et le Centre d’art contemporain Le Garage à Moscou. D’autres aires culturelles sont concernées par cet axe : 1. Les transferts culturels et techniques entre paysagistes français et allemands au XIXe siècle, avec le projet de traduction de l'ouvrage du Prince Pückler-Muskau, récemment retrouvé, avec appareil critique, et la préparation d'une anthologie de textes allemands sur les jardins et paysages traduits en français, choisis et présentés par M.-A. Maillet, E. de Rubercy et S. de Courtois. 2. Patrimoine des parcs publics : réflexion – au sein du CSI Paysages culturels de l'ICOMOS – sur la compréhension, la conservation et la pratique des parcs publics du XIXe dans le monde, en vue de la constitution d'une Charte (de type Charte de Florence).

 

  • Le site comme archive vivante.

 

Sous cet axe sont regroupés des commandes d'études proposées au laboratoire par des acteurs de l'aménagement et du patrimoine, des secteurs privé et public, présentant des problématiques actuelles sur des patrimoines anciens ou modernes, bâtis ou paysagers. De telles études sont menées au sein d'équipes pluridisciplinaires incluant, parfois, des étudiants de master qui en font leur sujet de diplôme ou de mémoire.