• user notice: The custom_breadcrumbs_nodeapi() function called token replacement with an array rather than a string for $text in /srv/www/leav.versailles.archi.fr/public_html/sites/all/modules/contrib/token/token.module on line 263.
  • user notice: The custom_breadcrumbs_nodeapi() function called token replacement with an array rather than a string for $text in /srv/www/leav.versailles.archi.fr/public_html/sites/all/modules/contrib/token/token.module on line 263.

Métropolisation et développement territorial

Axes de recherche 2014-2019

Métropolisation et développement territorial

 

Depuis plusieurs années, la recherche à l’ENSA-V poursuit la réflexion sur les dynamiques des organisations spatiales qu'avait inaugurée les chercheurs du LADRHAUS en scrutant la ville, et qu'ont prolongée une réflexion paysagère et une observation des dynamiques rurales périurbaines, pour s'ouvrir à l'échelle des grands territoires métropolitains et leurs écosystèmes. Conservant les orientations, à l'origine de l'ENSA-Versailles, ces travaux associent des démarches réflexive et prospective. Face aux nombreux défis planétaires bien identifiés (climat, économie, etc.), la ville et le territoire sont confrontés à des transformations à la fois rapides et importantes qui posent la question de leur mutation, des mécanismes de résilience, de nouvelles formes d’action et du rôle des acteurs, publics ou privés, dans la prise en compte de ces bouleversements et dans le développement de nouvelles dynamiques territoriales. De fait, la notion de territoire est aujourd’hui devenue très générale et possède un statut ambigu. Si la référence spatiale y est centrale (J. Lévy, M. Lussault, 2000), le territoire présente une double nature, à la fois matérielle et symbolique, en relation avec les systèmes de représentation et, au travers du vécu, de la perception qu’une diversité d’individus et de groupes a de son « environnement ». Le territoire est également, entre autres choses, ce que certains acteurs veulent ou souhaitent qu’il devienne au gré des équipements et des aménagements, ou des anticipations d’un devenir souvent incertain. Il se trouve ainsi placé au cœur de la complexité. Pour comprendre le(s) territoire(s), il est nécessaire de monter en acceptation de cette complexité et de la difficulté à la représenter. Il y a là des enjeux autour desquels se structure une demande sociale forte qui incite à reconfigurer les formes de relation entre activités humaines et environnement, et partant, entre sciences de la conception, sciences de la nature et SHS. En même temps, elle incite la recherche à s’inscrire dans les systèmes économiques et sociaux, et les évolutions qu’on entend leur imprimer. Cette problématique générale est approchée à différentes échelles : celle du cadre de vie de l’habitant (du quartier et de la ville, au niveau local), celle de l’agglomération et de la métropole, jusqu’à celle des grands territoires métropolitains et régionaux aux systèmes complexes, et celle des espaces « naturels » auxquels la fréquentation des citadins confère une valeur d’usage (paysagère, touristique, etc.) qui constitue souvent un risque en terme de développement durable. 

 

  • Atlas de la métropolisation.

Poursuivant les travaux engagés sur les modes de représentation des mutations métropolitaines (axe « la ville européenne : visions territoriales et métropolitaines »), l’équipe propose, en lien avec l’unité d’enseignement de projet dans le cycle master, de concevoir des « atlas de la métropolisation ». Une première expérience sera tentée dans le cadre d’un partenariat avec deux écoles d’architecture d’Istanbul : l’une privée, la Bilgi Üniversitesi, l’autre publique, l’Université technique. Istanbul est une métropole en mutation rapide depuis plus de dix ans. Les récents événements de la place Taksim montrent que la métropolisation accélérée ouvre des questions architecturales, urbaines et métropolitaines renouvelées, telle que la place de l’espace public, au sens large. À travers la description de phénomènes précis, et à deux échelles (la grande échelle métropolitaine et l’échelle architecturale), l’objectif est de construire une représentation singulière des processus de métropolisation d’Istanbul. Cette représentation, qu’est l’Atlas, inscrira des aspects historiques (profitant des connaissances accumulées depuis des années), comme des aspects contemporains (les architectures génériques actuelles : logements de masse, centres commerciaux, etc.). Ce dispositif expérimental a pour vocation d’ouvrir des possibilités de projets métropolitains prospectifs. Cette recherche exploratoire devrait permettre de structurer, dans l’avenir, des enjeux pédagogiques et scientifiques avec les écoles turques. Dans la même veine, à partir d’une entrée culturelle, une thèse cherche à établir les grandes figures de l’identité métropolitaine de Casablanca contemporain.

 

  • Territoires et spatialité : projet, fictions, scénarios.

En lien avec ce chantier expérimental, une réflexion théorique est conduite sur les processus imaginaires à l’œuvre dans les formes de narration, les images, les dispositifs ou les figures, utilisés par les concepteurs dans l’objectif de comprendre, d’identifier et de « s'emparer » d'un territoire, ainsi que dans le cadre de projets prospectifs. Conduite par P. Potié, elle sera largement développée au sein du séminaire doctoral. Plusieurs thèses sont en préparation. En parallèle, une thèse (en co-tutelle, impliquant trois institutions) s’attache aux représentations et aux discours sur la métropole européenne et les projets « métropolitains », dans la presse allemande spécialisée, à la fin du XXe siècle.

 

  • Territoires et infrastructure paysagère.

Les pistes de recherche, rassemblées aujourd’hui sous l’axe « L’infrastructure paysagère », seront poursuivies. Ces thématiques sont également reliées à l’axe « Patrimoines et territoires ». En vue de développer un réseau de recherche et de formation franco-britannique, une plateforme d’échanges est en cours de constitution, à la Maison française d’Oxford, entre les partenaires suivants : ICOMOS-UK [Committee on Cultural Landscapes and Historic Gardens], ENSA-V/LéaV et master JHPP, Oxford Centre for Research in the Humanities, GARLAND [The Garden and Landscape Heritage Trust], York. Il se concentrera sur les dimensions françaises et britanniques, en cherchant à les relier à d'autres contextes nationaux et internationaux.

 

  • Territoires et nouvelles mobilités.

Le développement de technologies nouvelles dans les domaines des motorisations électriques ou hybrides, des nouveaux matériaux « allégés », ou encore des TIC embarquées (VeDeCoM, Centrale), fera du site Paris-Saclay-Satory un terrain privilégié d’enquête et de collaborations entre chercheurs en SHS, architectes et ingénieurs. L’institut VeDeCoM, notamment, un des nouveaux IEED [Institut d'Excellence pour l'énergie décarbonée], en relation avec l'EPPS et les communautés d'agglomération de Versailles Grand-Parc et de Saint-Quentin-en-Yvelines, a pour mission de développer des nouvelles formes de mobilité individuelle et de les inscrire dans des territoires, tel que celui de l'OIN Paris-Saclay. Une collaboration avec VeDeCoM (en cours de discussion) est envisagée autour du développement d’outils d’observation et de visualisation cartographique du territoire, ou encore le développement de technologies, créatives et ouvertes, d’aide à la délibération et à la décision pour les collectivités territoriales, du type OpenLab, telles qu’elles seront expérimentées, en 2014-2015, par C. Petetin, dans le cadre d’un partenariat de l’ENSA-V avec la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et l’école d’ingénieurs ESTACA.

 

  • Gestion du projet et jeux d’acteurs.

Au delà des principes d’aménagement, la transformation de la ville engage les différents acteurs et des méthodes adaptées à la complexité des projets. Cet axe d’études concernant la conception collaborative des projets complexes se poursuit de façon pérennisée avec le laboratoire GRIF de l’Université de Montréal.