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Les logiques de spatialisation de la recherche scientifique francilienne : le cas du Centre d’études nucléaires du CEA à Saclay (1945-1954)

2017

Les logiques de spatialisation de la recherche scientifique francilienne : le cas du Centre d’études nucléaires du CEA à Saclay (1945-1954)

Les logiques de spatialisation de la recherche scientifique francilienne : le cas du Centre d’études nucléaires du CEA à Saclay (1945-1954)
Conférence
le vendredi 21 avril 2017, 14h30 - 17h30

 

par Ana bela de Araujo, architecte et historienne, maître-assistante à l’ENSA de Marseille, chercheur au laboratoire INAMA et associée au LACTH (ENSAP de Lille). 

 

Vendredi 21 avril 2017 

Ecole nationale supérieure d'architecture de Versailles

5, avenue de Sceaux, 78000 Versailles

Salle rotonde

 

Ana bela de Araujo a mené différents travaux de recherche sur l'histoire de l'architecture du XXe siècle. Spécialisée sur l’œuvre d’Auguste Perret, elle a soutenu en 2013 une thèse de doctorat en histoire de l’art (Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, sous la direction de Gérard Monnier) sur Le Centre d’études nucléaires à Saclay. L’architecture-système d’Auguste Perret à l’épreuve de la science.

Résumé : En 1948, l'architecte Auguste Perret est nommé conseiller pour les questions d'architecture auprès du Commissariat à l'énergie atomique français (CEA). Ce nouvel organisme d'État met immédiatement le savoir-faire du Maître de l'architecture du béton armé à contribution pour un projet d'envergure et de priorité nationale: la construction d'un grand centre d'études nucléaires à Saclay. Ce « palais de l'atome » est la dernière grande œuvre d'urbanisme et d'architecture d'Auguste Perret. La composition monumentale mise en œuvre par l'architecte a traduit la volonté des fondateurs du CEA de faire du Centre une institution digne de cette science nouvelle. L'enjeu était de taille et le défi quasi insurmontable pour l'architecte, car, si aujourd'hui les solutions architecturales et urbaines semblent cohérentes et évidentes, elles répondaient pourtant à une commande des plus paradoxales. L'architecte devait projeter un centre nucléaire avant même que ce dernier ne soit clairement défini, le programme scientifique étant en construction en même temps que la fabrication du projet. Il devait concevoir des édifices-outils qu'il savait porteurs d'une obsolescence précoce. Il devait surtout concevoir une ville capable de se régénérer et de se développer. Après une première partie consacrée à l'élaboration du programme scientifique complexe, nous évaluons l'apport de la doctrine architecturale éprouvée de Perret, tant du point de vue de la conception que du chantier. La troisième partie porte sur l'usage et le destin de cette architecture monumentale et ordonnancée dont a hérité le CEA.

En parallèle, Ana bela de Araujo publié un ouvrage intitulé Marie Dormoy / Auguste Perret. Correspondance. 1922-1953 (Éditions du Linteau, 2009) et a été en charge de la valorisation scientifique et culturelle du label Unesco du Havre (2007-2008). Elle a été commissaire-associée de l’exposition « Auguste Perret. Chefs-d’œuvre !/ ? – Architectures du béton armé », avec Ken Rabin et Joseph Abram commissaire scientifique, et l’agence OMA-AMO, ss la dir. de Rem Koolhaas, commissaire artistique, Exposition organisée par le CESE en collaboration. 

Dernières publications :

- « La restauration-conservation (2011-2019) de la Fondation Vasarely (1973-1976), ou comment rendre actuelles des ambiances surannées », revue ambiances (en ligne), novembre 2016.

- dir., avec Catherine Blain, des Cahiers thématiques (ENSAP Lille), n° 16, 2016, consacrés à « l’architecture et la disparition ».

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